Bilan de carbone dans les marais du barachois de Malbaie, Gaspésie | 2024 – 2026

Sites d’étude :

  • Marais du barachois de Malbaie, Gaspésie

Responsable : Michelle Garneau (UQAM)

En collaboration avec :

  • Conservation de la nature Canada :
    • Pascal Coté, Camille Bolduc, Catherine Bélanger
  • UQAM : Martina Schlaipfer

Étudiant.e.s gradué.e.s :

  • Frédérique Turmel (M. Sc.)

Soutient financier

  • Programme Accélération de Mitacs

Les milieux côtiers végétalisés capturent et stockent le carbone dans leurs sols, un processus reconnu pour la première fois en 2009 par le PNUE pour sa capacité à combattre les changements climatiques. En tant qu’interface entre la terre et la mer, les écosystèmes côtiers sont aujourd’hui centraux dans les discussions sur le changement climatique. Bien que leur superficie soit restreinte, ces écosystèmes jouent un rôle crucial dans la séquestration du carbone. Cependant, l’élévation du niveau marin les rend vulnérables, entraînant des pertes importantes de superficies côtières.

Le littoral du Golfe du Saint-Laurent vers la baie des Chaleurs abrite plusieurs barachois qui protègent les marais littoraux contre l’érosion. Le projet de recherche pose la question suivante : étant donné l’importance des marais littoraux dans la séquestration du carbone, le marais de Malbaie en Gaspésie peut-il être un écosystème significatif dans la lutte contre le changement climatique tout en étant vulnérable à la montée des eaux ? Ces marais ont une grande valeur écologique qu’il est essentiel de préserver. Le barachois de Malbaie, partiellement géré par Conservation de la Nature – Québec, fera l’objet d’un bilan net de carbone sur deux saisons de croissance (2024-2025) pour évaluer sa capacité à capter et stocker le carbone.

Objectif général :

Les résultats de cette étude contribueront à une meilleure compréhension des processus de séquestration du carbone dans les marais littoraux et à évaluer leur efficacité en tant que service écosystémique dans l’atténuation du réchauffement climatique. Ces résultats soutiendront les décisions de Conservation de la Nature Canada en matière de gestion et de conservation des milieux humides.

Il est donc crucial de quantifier le carbone bleu, stocké par ces écosystèmes côtiers et maritimes, en raison du manque de données au Québec. Pour cela, des mesures d’échanges écosystémiques de CO2 et de CH4 seront effectuées dans différentes zones et groupements végétaux du barachois de Malbaie. Deux étés de terrain seront nécessaires pour réaliser ce bilan. Parallèlement, une évaluation du stock de carbone accumulé dans les différentes portions du marais sera effectuée pour comparer les valeurs nettes annuelles à celles accumulées à long terme.

Objectifs spécifiques :

Pour quantifier le bilan net de carbone du barachois de Malbaie, les sous-objectifs suivants seront réalisés :

  • Caractérisation et cartographie des unités de végétation du marais littoral.
  • Installation des équipements dans les unités de végétation pour les mesures de flux de surface.
  • Synthèse des valeurs mensuelles de flux de CO2 et de CH4 de surface pendant les deux saisons de croissance.
  • Évaluation du stock de carbone dans chacune des unités de végétation où les flux de surface sont mesurés.
  • Comparaison des données annuelles d’échange de carbone avec celles stockées dans les sédiments.
  • Extrapolation des valeurs à l’ensemble du marais.