
Relations entre le climat, les feux, la végétation et la dynamique du carbone organique du sol (COS) dans un contexte des changements climatiques de la pessière à mousses du Québec | 2015 – 2017
Sites d’études
- Casa
- Gaillard
- Innu
- Lili
- Villebois
Responsables :
- Michelle Garneau (UQAM)
- Étienne Boucher (UQAM)
- Gabriel Magnan (UQAM)
Étudiant.e.s gradué.e.s :
- Éloise Le Stum-Boivin (M. Sc., UQAM)
- Joannie Beaulne (M. Sc., UQAM)
La forêt boréale renferme un important stock de carbone organique du sol (COS), constituant le plus grand réservoir terrestre de carbone au niveau planétaire. Au Québec, la pessière à mousses constitue un des principaux stocks de COS mis en place durant plusieurs millénaires en raison des conditions fraîches et humides et de la dominance d’une végétation pauvre en éléments facilement décomposables. Le taux d’accumulation est cependant fonction du type de végétation dans les différentes strates (notamment la présence importante de la strate muscinale) et des feux qui consument épisodiquement la matière organique composant l’humus du sol. Le projet a pour objectif de caractériser les interactions entre le climat, le régime des feux, la dynamique de la végétation forestière et la dynamique du COS au cours de l’Holocène jusqu’à nos jours dans la pessière à mousses du Québec. Le projet mise sur l’utilisation d’une approche multi-modèles et multi-proxy (i.e. méthode qui intègre plusieurs modèles et de paléoindicateurs) afin de pallier les différentes incertitudes propres aux techniques de reconstruction et modèles de simulation.
Objectifs :
- Reconstituer les variations des nappes phréatiques et de la végétation en lien avec l’accumulation à long-terme du carbone organique dans les sols paludifiés ;
- Évaluer l’influence des feux dans la dynamique de la paludification ;
- Comparer les stocks de carbone organique entre les sols paludifiés (tourbe) et la biomasse forestière à l’échelle du peuplement ;
- Caractériser la croissance de l’épinette noire au sein des tourbières forestières boréales, en combinant les approches paléoécohydrologique (macrorestes végétaux, thécamoebiens, datations 14C et 210Pb), dendrochronologique (croissance radiale) et géochimique (δ13C, δ18O) ;
- Évaluer le potentiel de séquestration du carbone des tourbières forestières et comparer les masses de carbone des couches organiques du sol (tourbe) et de la biomasse des arbres.







