Bilan du carbone issu des tourbières comprises dans le bassin versant de la rivière Romaine et leur contribution au flux de gaz à effet de serre (GES) issus des réservoirs hydro-électriques de la Romaine, Côte-Nord | 2016 – 2022

Sites d’étude :

  • Bouleau
  • Mista
  • Auassat

Responsable : Michelle Garneau (UQAM)

En collaboration avec :

  • Pascal Bernatchez (UQAR)
  • Daniel Charman (University of Exeter)
  • Paul del Giorgio (GRIL, UQAM)
  • Anne de Vernal (GEOTOP, UQAM)
  • François De Vleeschouwer (CNRS, EcoLab)
  • Laure Gandois (CNRS, Ecolab)
  • Frédérique Guérin (IRD)
  • Iain Hartley (University of Exeter)
  • Paul Hughes (University of Southampton)
  • Martin Lavoie (CEN, Université Laval)
  • Dmitri Mauquoy (University of Aberdeen)
  • Paul Morris (University of Leeds)
  • Alfonso Mucci (GEOTOP, McGill University)
  • Serge Payette (CEN, Université Laval)
  • Dominique Serça (Laboratoire d’Aérologie)
  • André St-Hilaire (IRNS-ETE)
  • Guillaume St-Onge (ISMER, UQAR)
  • Ian Strachan (McGill University)
  • Roman Teisserenc (INP ENSAT)
  • Alain Tremblay (Hydro-Québec)

Étudiant.e.s gradué.e.s :

  • Guillaume Primeau (M. Sc., UQAM)
  • Antonin Prijac (Ph. D., UQAM)
  • Pierre Taillardat (stagiaire postdoctoral, UQAM)
  • Khawla Riahi (M. Sc., INRS-ETE)

Il s’agit d’un projet réalisé en partenariat avec l’UQAM et Hydro-Québec, sous le leadership de la professeure Michelle Garneau du GEOTOP-UQAM. L’objectif du projet est de documenter le bilan du carbone issu des tourbières comprises dans le bassin versant de la rivière Romaine et leur contribution au flux de gaz à effet de serre (GES) issus des réservoirs hydro-électriques de la Romaine (qui viennent tout juste d’être mis en eau). Plusieurs chercheurs en provenance de Toulouse en France et de l’IRNS-ETE à Québec sont impliqués dans le projet.

La World Commission of Dams en 2000 a recommandé l’élaboration de méthodologies afin de quantifier les émissions nettes de gaz à effet de serre engendrées par la création de réservoirs hydroélectriques, affectant les sources et les puits de CO2 et de CH4. C’est pour faire suite à ces recommandations qu’un projet multidisciplinaire d’une durée totale de sept ans, le projet Eastmain-1 dans le nord du Québec, a été financé par Hydro-Québec et réalisé par un groupe de chercheurs provenant de différentes universités québécoises. Le projet Romaine fait suite à cette première initiative boréale de grande envergure. Les objectifs généraux du programme de recherche sur la rivière Romaine visent à quantifier le bilan net du carbone du territoire (lacs, forêts et tourbières) à la suite de la mise en eau de quatre aménagements hydro-électriques le long de la rivière. Plus spécifiquement, le présent projet a comme objectif principal d’effectuer le bilan net du carbone issu des tourbières comprises dans le bassin versant. Pour ce faire, un calcul du carbone stocké dans ces écosystèmes sera effectué et comparé aux valeurs actuelles de surface en termes de flux atmosphériques de CO2 et CH4 et de transfert de carbone dissous et particulaire vers la rivière Romaine. Les résultats obtenus permettront un avancement des connaissances fondamentales sur la dynamique du carbone des tourbières boréales de l’est canadien en plus de contribuer au bilan net entre les valeurs engendrées par les pratiques d’exploitation et d’aménagement sur le territoire et celles provenant des écosystèmes naturels répartis dans le bassin versant.

Objectifs :

  1. Reconstuire les conditions paléoécohydrologiques qui ont influencé la mise en place des tourbières et leur développement au cours de la période holocène ;
  2. Quantifier les échanges gazeux de carbone (CO2 et CH4) en surface : production écosystémique brute, respiration écosystémique totale, et méthanogenèse et méthanotrophie dans la tourbière Bouleau ;
  3. Établir le bilan hydrologique de la tourbière afin de quantifier les flux d’exportation de carbone total par voie fluviale : carbone organique dissous (COD) et particulaire (COP) ;
  4. Intégration des données acquises dans la tourbière et extrapolation des valeurs à l’échelle du bassin versant.